Παρασκευή 5 Σεπτεμβρίου 2008

43α Δημήτρια-Αλατζά Ιμαρέτ-Ειρήνη Γκόνου


Αλατζά Ιμαρέτ / Είδος Εκδήλωσης: Εικαστικά | 06/10/2008 - 30/10/2008, Ώρα: 20.30 | Είσοδος: Είσοδος με προσκλήσεις

Στα πλαίσια των 43ων Δημητρίων από τις 6 έως τις 30 Οκτωβρίου το Αλατζά Ιμαρέτ, θα φιλοξενεί την έκθεση in situ της Ειρήνης Γκόνου «αλ-χαττ, η μαγική γραφή».
Μέσα από τον φυσικό χώρο του ιστορικού μνημείου της πόλης της Θεσσαλονίκης, η καλλιτέχνης, ανακαλεί την πολιτισμική του μνήμη και διάσταση. (Το Αλατζά Ιμαρέτ, κτίσμα του 15ου αιώνα ήταν τζαμί και πτωχοκομείο).
Αλ Χαττ είναι η γραφή ως πορεία και διαδρομή που στη συνέχεια μετατρέπεται σε εικόνα, σύμβολο και φυλαχτό, καθορίζοντας το νέο τόπο αναφοράς των εικαστικών της αναζητήσεων. Οι συνταγές της Ανατολής εισχωρούν στο μελάνι της από τα μυστικά συρτάρια των αράβων καλλιγράφων και των μαραμπού δασκάλων - θεραπευτών της Αφρικής για να εγγράψουν τις επιθυμίες και να εξορκίσουν τους φόβους μας. Η καλλιτέχνης συνδιαλέγεται με την εθνολογία ενώ στο έργο της αναγνωρίζει κανείς τα ίχνη των πολιτισμικών της περιπλανήσεων.
Ο διάλογος επεκτείνεται στον χώρο της μουσικής με τους 12 «χειροποίητους αυτοσχεδιασμούς» του Μιχάλη Ανδρονίκου, την ενταγμένη απαγγελία των ποιημάτων του Σύριου ποιητή Άδωνη που ερμηνεύει ο ηθοποιός Νίκος Αιβαλής και τα φωνητικά της Ροδής Τομουρτζούκ Γκιούλ.

Την έκθεση συνοδεύει δίγλωσση έκδοση με εικόνες και σχόλια των έργων της Ειρήνης Γκόνου, καθώς και CD με την ομώνυμη μουσική σύνθεση του Μιχάλη Ανδρονίκου.

Το Αλατζά Ιμαρέτ είναι ο δεύτερος σταθμός της έκθεσης μετά την επιτυχημένη της τρίμηνη παρουσίαση στο Μουσείο Ισλαμικής Τέχνης της Αθήνας.

Τρίτη 29 Ιουλίου 2008

Brody Neuenschwander



For nearly twenty years, Brody Neuenschwander has worked with the British film maker Peter Greenaway to produce calligraphy for films, installations and operas such as Prospero's Books, The Pillow Book, One Hundred Objects to Represent the World, Writing to Vermeer and Writing on Water. These projects have stretched the boundaries of western calligraphy, transforming it into a visual language that has many parallels with Arabic and Chinese calligraphy.

Κυριακή 27 Ιουλίου 2008

Youssef Chahine, a-dieu....




Youssef Chahine, mort dimanche 27 juillet à 82 ans, n'a cessé de poser un regard critique sur la société égyptienne.

Il était le plus célèbre des cinéastes égyptiens. Youssef Chahine est mort dimanche 27 juillet au Caire, a confirmé le réalisateur Khaled Youssef, un de ses proches, quelques minutes après que la télévision égyptienne avait annoncé le décès. Le cinéaste est mort à 82 ans des suites d'une hémorragie cérébrable qui l'avait plongé dans le coma en juin. Il avait été hospitalisé pendant près d'un mois à l'hôpital américain de Neuilly, à l'ouest de Paris, avant de retourner dans la capitale égyptienne la semaine dernière.


Né le 25 janvier 1926 à Alexandrie, Youssef Chahine a laissé une oeuvre à la fois intimiste et politiquement engagée. Il était notamment opposé au régime de l'actuel président égyptien, Hosni Moubarak, ainsi qu'aux islamistes. "Le destin", film réalisé en 1997 et inspiré de la vie du philosophe arabe Averroès, avait notamment déclenché la colère et la censure des intégristes égyptiens.

Youssef Chahine, qui, à 21 ans, a étudié le cinéma à Pasadena, en Californie, voulait être acteur. "Mais il s'est aperçu qu'il bégayait un peu et n'était pas si beau, alors il s'est dit : je vais jouer à travers d'autres", a raconté Omar Charif, acteur découvert par le réalisateur égyptien.
LE DERNIER GÉANT DU CINÉMA ÉGYPTIEN

Dans plus d'une quarantaine de films, Youssef Chahine n'a cessé de prendre son pays comme toile de fond. Toute la société égyptienne est passée sous son regard aiguisé : la pauvreté, le monde ouvrier, les luttes d'indépendance. Engagé, le cinéaste a également réalisé une trilogie autobiographique remarquée, véritable roman filmé de sa jeunesse : "Alexandrie, pourquoi?" (1978), "La mémoire" (1982), "Alexandrie encore et toujours" (1989).

Figure de proue du cinéma égyptien, Youssef Chahine était davantage reconnu à l'étranger que dans son propre pays. Il avait notamment reçu le prix du cinquantième festival de Cannes en 1997 pour saluer l'ensemble de son oeuvre. Son dernier film, "Le Chaos" (2007), critique du régime autocratique égyptien, n'avait pas rencontré un grand succès. Avec la mort de Youssef Chahine, l'Egypte a perdu le dernier géant de son cinéma autrefois fleurissant.

Παρασκευή 25 Ιουλίου 2008

Khatt Network for Arabic Typography - email2.jpg

Now, your Crocs can speak Arabic!
Arabic alphabets shoe charms by designer Hayan Maani

All over the world and on the net you can find shoe charms or better known as Jibbitz (the original company that produces them)... the designs range from flowers to Disney characters, sport icons to anything you think about... so far...
Today, you have the option to let your Crocs speak Arabic... the new Thulth Arabic alphabets designed by Hayan Maani are available in Jordan, but soon you can find them in Lebanon and Dubai as well as on the net.
For updates on points of sale please log on to: www.hayanmaani.com

Σάββατο 21 Ιουνίου 2008

l'histoire du maitre Tchouang

Pendant une sieste, Maître Tchouang rêva un jour qu'il était papillon, butinant, voletant et plein de joie, ne sachant pas qu'il était Tchouang-Tseu. A son réveil, il s'aperçut qu'il était Tchouang-Tseu. En fait, il ne savait plus s'il était Tchouang-Tseu qui venait de rêver qu'il était un papillon, ou s'il était un papillon qui rêvait en ce moment même qu'il était Tchouang-Tseu...

Πέμπτη 15 Μαΐου 2008

Les gens qui doutent

Les gens qui doutent


Paroles et Musique: Anne Sylvestre 1977
autres interprètes: Vincent Delerm (2007)

J'aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur coeur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer

J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils ne semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin, pas comme il faut,
Ceux qui, avec leurs chaînes,
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot

Ceux qui n'auront pas honte
De n'être au bout du compte
Que des ratés du coeur
Pour n'avoir pas su dire
"Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur"

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être
Qu'une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants

Ceux qui sans oriflamme,
Les daltoniens de l'âme,
Ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires
Pour que jamais l'Histoire
Leur rende les honneurs

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui doutent
Et voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps

Qu'on leur dise que l'âme
Fait de plus belles flammes
Que tous ces tristes culs
Et qu'on les remercie
Qu'on leur dise, on leur crie
"Merci d'avoir vécu

Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu'elles ont pu".

Παρασκευή 18 Απριλίου 2008

Adieu Aimé Césaire...





Qui et quels nous sommes? Admirable question!

A force de regarder les arbres je suis devenu un arbre et
mes longs pieds d’arbre ont creusé dans le sol de larges
sacs à venin de hautes villes d’ossements
à force de penser au Congo
je suis devenu un Congo bruissant de forêts et de fleuves
où le fouet claque comme un grand étendard
l’étendard du prophète
où l’eau fait
likouala-likouala
où l’éclair de la colère lance sa hache verdâtre et force les
sangliers de la putréfaction dans la belle orée violente des
narines.

Au bout du petit matin le soleil qui toussote et crache ses
poumons

Au bout du petit matin
un petit train de sable
un petit train de mousseline
un petit train de grains de maïs
(…)
douaniers anges qui montez aux portes de l’écume la
garde des prohibitions

je déclare mes crimes et qu’il n’y a rien à dire pour ma
défense.
Danses. Idoles. Relaps. Moi aussi

J’ai assassiné Dieu de ma paresse de mes paroles de mes
gestes de mes chansons obscènes.

J’ai porté des plumes de perroquet des dépouilles de chat
musqué
J’ai lassé la patience des missionnaires
insulté les bienfaiteurs de l’humanité.
Défié Tyr. Défié Sidon.
Adoré le Zambèze.
L’étendue de ma perversité me confond !